Le soufisme est la voie mystique de l’islam.
Les soufis privilégient l’expérience personnelle à la démarche communautaire.
L’islam a connu son expérience mystique dès le VIIIe siècle. Certains
musulmans, voulant vivre la rencontre intérieure entre le croyant et son Dieu,
vont se retirer aux confins du désert, notamment en Syrie et en Égypte. Les
docteurs de la loi et les juristes s’en méfient et s’en inquiètent. Ils y verront une
déviation de l’islam, en tout cas de celui de Mahomet qui privilégie la
communauté à l’individu, Ces « soufis » – du nom de la grossière étoffe de laine
blanche (laine se dit souf en arabe) dont ils se recouvrent – veulent atteindre
le salut individuellement. On les appelle aussi raheb, du nom que l’on donnait
en Orient aux moines chrétiens ; ou encore fakir ou derviche, des termes qui
désignent les pauvres en raison de l’état de dépouillement auquel ils
s’astreignent. N’est-ce pas là un idéal « spécifiquement chrétien », lancera avec
mépris le grand polémiste fondamentaliste syrien Ibn Taymiyya au XIVe
siècle?
Un islam mystique… autour d’un maître.
Dans leur quête de Dieu, les soufis préconisent le détachement à l’égard des choses de la vie, le jeûne, le
silence, la méditation … autant d’éléments qui vont à l’encontre de la vie communautaire. Mais ce qui
inquiète encore plus les docteurs de la loi, c’est la réunion
Le soufisme est la voie mystique de l’islam.
Les soufis privilégient l’expérience personnelle à la démarche communautaire.
L’islam a connu son expérience mystique dès le VIIIe siècle. Certains
musulmans, voulant vivre la rencontre intérieure entre le croyant et son Dieu,
vont se retirer aux confins du désert, notamment en Syrie et en Égypte. Les
docteurs de la loi et les juristes s’en méfient et s’en inquiètent. Ils y verront une
déviation de l’islam, en tout cas de celui de Mahomet qui privilégie la
communauté à l’individu, Ces « soufis » – du nom de la grossière étoffe de laine
blanche (laine se dit souf en arabe) dont ils se recouvrent – veulent atteindre
le salut individuellement. On les appelle aussi raheb, du nom que l’on donnait
en Orient aux moines chrétiens ; ou encore fakir ou derviche, des termes qui
désignent les pauvres en raison de l’état de dépouillement auquel ils
s’astreignent. N’est-ce pas là un idéal « spécifiquement chrétien », lancera avec
mépris le grand polémiste fondamentaliste syrien Ibn Taymiyya au XIVe
siècle?
Un islam mystique… autour d’un maître.
Dans leur quête de Dieu, les soufis préconisent le détachement à l’égard des choses de la vie, le jeûne, le
silence, la méditation … autant d’éléments qui vont à l’encontre de la vie communautaire. Mais ce qui
inquiète encore plus les docteurs de la loi, c’est la réunion